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EWA Boost 2018 : mentors et mentees vous encouragent à vous inscrire !

None De g. à d. : Cécile Boyer Runge, Hélène Cascaro, Stéphanie Rozan-Thiard, Lionel Chouraqui, Lucien Boyer, Lise Azria, Natacha Hochet Raab, Caroline Lijko, Charlotte Grisard, Aurore Humez Leray, Valérie Accary et Caroline Tikhomiroff

Connaissez-vous EWA Boost’ ? Ce programme de mentoring permet à des diplômées de l’ESSEC de bénéficier de l’accompagnement d’un(e) dirigeant(e) pendant un an. Le processus de recrutement des mentees de l’édition 2018 est exceptionnellement ouvert jusqu’au 20 juillet. Vous êtes intéressée mais hésitez encore à postuler ? Découvrez les témoignages des participant(e)s des précédentes éditions.

Pourquoi un programme de mentoring pour les femmes ? Valérie Accary (E87), CEO de CLM BBDO et marraine des deux premières éditions, répond simplement : « Parce que les jeunes femmes le demandent ! » Et ajoute : « Cela ne veut pas dire que les jeunes hommes n’y trouveraient pas un intérêt… Mais à ce jour, ils sont moins nombreux à en exprimer le besoin. » Hermance Florent-Vérier (E10), risk manager chez Ipsen, confirme : « Je pense que le mentoring serait aussi utile aux hommes qu'aux femmes, mais lorsque j'en discute avec mes ami(e)s, je constate que les femmes se posent beaucoup plus de questions que les hommes, et sont davantage intéressées par ce type de programmes. » Valérie Accary espère que cela évoluera avec le temps : « Ce serait alors le signe d’une véritable égalité… »  

Car pour l'heure, mentors et mentee font le même constat : les femmes restent confrontées à des problématiques professionnelles qui leur sont propres, et qui peuvent réclamer un accompagnement spécifique. Natacha Hochet-Raab (E95), directrice marketing client Europe & Moyen Orient de Christian Dior Couture, explique : « Lorsque nous en discutons entre nous, nous nous rendons compte que notre parcours jusqu’à nos postes actuels n’a pas été des plus simples, et surtout diffère sensiblement de celui de nos collègues masculins. » Aurore Humez-Leray (M03), fondatrice de L’Armoire à Beauté, précise : « Les carrières des femmes sont moins linéaires que celles des hommes. Les congés maternité créent des périodes de pause qui, de fait, sont souvent mal vécues sur le plan professionnel. » Cécile Boyer-Runge (E86), présidente-directrice générale des Éditions Robert Laffont, confirme : « Beaucoup de femmes ne se sentent plus encouragées à progresser en entreprise une fois qu’elles ont le bonheur d’être mère ! » Stéphanie Rozan-Thiard (E97), directrice de la communication internationale, des médias et du CRM au sein du Groupe Clarins, résume : « Le monde de l'entreprise fonctionne encore beaucoup sur des réflexes masculins et le plafond de verre est évident. L'enjeu est de rester féminine tout en évoluant dans ce monde masculin – et en le faisant évoluer ! »

Hélène Cascaro (E89), chargée de préfiguration au Château de Lunéville, pointe en outre des limitations plus intériorisées : « Les femmes n’osent pas toujours se mettre en avant, valoriser leurs points forts et dialoguer d’égal à égal avec des partenaires ou employeurs masculins. Elles ne sentent pas toujours légitimes et se mettent une pression inutile et contreproductive. » Même son de cloche du côté de Cécile Boyer-Runge : « Beaucoup de femmes manquent de confiance en elles, sont plus dans le doute. » Et de celui de Caroline Tikhomiroff (E88), experte en marketing statégique et opérationnel pour PME : « Les freins culturels restent importants. Nous ne nous posons pas les mêmes questions, nous ne nous fixons pas les mêmes priorités que les hommes. » Caroline Lijko (M15), fondatrice de Boxi, conclut : « Les étapes à passer pour évoluer sont bien souvent plus difficiles pour les femmes. »

Résultat : « Même si l’égalité hommes-femmes est beaucoup plus naturelle pour les jeunes générations, les chiffres montrent qu’il reste du chemin à parcourir », affirme Caroline Tikhomiroff. Lionel Chouraqui (E08), fondateur de Pitchy, cite ainsi une enquête de l’INSEE : « Les femmes représentent seulement 28 % des entrepreneurs – une proportion qui stagne depuis 2006 ! » Aurore Humez Leray parle quant à elle de « moins de 30 % de femmes dirigeantes, pour 52 % de femmes dans le monde. » Et Charlotte Grisard (E09), senior manager chez Mazars, de souligner le cercle vicieux que génère cette dynamique : « Le manque de modèles féminins au sein des entreprises et des cabinets peut freiner l’envie de progresser des jeunes femmes, qui ont du mal à s’identifier. » 

Un moyen de changer de regard

Charlotte Grisard salue ainsi le mentoring comme un moyen « de compenser ce déficit de success stories au féminin auxquelles se référer. Ma mentor est à peine plus âgée que moi, diplômée de l’ESSEC, maman de deux enfants, et elle a évolué avec succès dans son cabinet tout en gardant un bon équilibre de vie. De quoi m’inspirer ! » Un mentor est donc d’abord un exemple à suivre, un miroir tendu vers l’avenir qui aide à se projeter – mais aussi, dans l’autre sens, un regard extérieur, qui vous interroge et, ce faisant, vous donne du recul. Caroline Lijko confirme : « Je ressentais le besoin d’avoir un accompagnement extérieur et bienveillant pour prendre de la hauteur sur mes activités. » Claire Desbois (E13), international senior finance controller chez Ayming, insiste sur la pertinence de solliciter l’avis d’une personne en dehors de son entreprise ou de son entourage : « Certes, le mentoring peut s'établir de façon naturelle entre collaborateurs. Cependant, dans les faits, on s'aperçoit que les femmes osent moins demander conseil spontanément à leurs collègues. EWA Boost’ permet de lancer et de dédramatiser ce processus. » Parfois, c’est aussi une manière de contourner certains blocages en interne : « Je souhaitais changer de fonction dans mon entreprise, mais en tant que femme, expatriée, sans enfants dans le début de sa trentaine, j'ai rapidement perçu les craintes de mes supérieures… Il devenait urgent de chercher de l’aide et des conseils à l'extérieur de mes cercles », raconte Claire Desbois. De son côté, Hermance Florent-Vérier a dû gérer simultanément un retour de congé maternité et une réorganisation de son équipe : « EWA Boost' tombait à pic ! » Dans d’autres cas, la démarche répond simplement à une envie d’ouverture : Charlotte Grisard dit ainsi être bien entourée dans son entreprise et trouver facilement les réponses à ses questions, mais n’en trouve pas moins « intéressant – voire indispensable – d’avoir un point de vue extérieur après dix ans de vie professionnelle au sein du même cabinet ».

Cette extériorité permet notamment de libérer la parole et la réflexion. Charlotte Grisard continue : « J’ai apprécié la relation sans langue de bois. Au sein de mon entreprise, les échanges sont parfois plus policés, voire politiques. » Même sentiment pour les mentors. Valérie Accary, qui a accompagné trois mentees, se dit à chaque fois touchée par « l’évolution du dialogue qui devient plus sincère, libre, engagé au fur et à mesure de l’année ». Natacha Hochet-Raab développe : « L’essentiel repose selon moi sur la relation de confiance que l’on arrive à établir avec sa mentee. Et cela passe par beaucoup d’écoute, d’empathie et de transparence dans les échanges. Une fois cette confiance établie, le champ des possibles est immense… »

Un cadre pour libérer la parole

De fait, tous les sujets peuvent être abordés. Charlotte Grisard a consulté sa mentor sur « les thèmes de l’échec et de la prise de risque », Claire Desbois sur « la question de ma rémunération », Hélène Cascaro sur « la relation à ma hiérarchie, le choix des dossiers sur lesquels ne pas céder, la manière de faire de la politique dans mon environnement de collectivités locales », Lise Azria (E97), conseillère en stratégie chez Les Marrisiennes, sur « la confiance en soi, la rigueur, l’ambition », Stéphanie Rozan-Thiard sur « la posture, les talents, le dépassement de soi et le plaisir au travail ». Lionel Chouraqui a conseillé sa mentee sur « le modèle économique de sa start-up et la préparation de rendez-vous importants », Lucien Boyer (E85), chief marketing officer chez Vivendi, sur « les enjeux stratégiques de son business et le positionnement de sa marque », Hélène Boyer-Runge sur « des situations soit d’orientation personnelle (comment trouver l’équilibre entre travail et vie privée), soit de parcours professionnel (comment appréhender telle ou telle situation) ».

Un jeu de questions-réponses

Face à ces problématiques, les mentors apportent différentes réponses. Natacha Hochet-Raab décrit la démarche suivie avec sa mentee : « Nous avons cherché à définir son objectif professionnel, ce qui passe par des étapes clés et assez naturelles. Nous avons d’abord identifié ses sources d’épanouissement au travail et leur alignement avec sa personnalité, puis nous nous sommes demandé si ses atouts professionnels étaient reconnus par sa hiérarchie, et enfin nous avons défini comment booster sa progression et aligner les éléments afin qu’elle fournisse le meilleur d’elle-même dans les meilleures conditions. » Caroline Tikhomiroff a adopté une approche tout aussi structurée : « J’ai écouté ma mentee pour comprendre ses aspirations, puis je l’ai challengée et lui ai proposé une méthodologie pour évaluer ses choix tout en essayant de ne pas l’influencer ni de décider à sa place. Nous avons commencé par analyser son projet, ses difficultés, évaluer les priorités. Nous avons ensuite travaillé sur plusieurs scénarios, puis je l’ai accompagnée dans sa décision de stopper son projet et de passer à de nouvelles pistes, le tout avec positivité et bonne humeur. » Car l’accompagnement est à la fois pratique et psychologique. Lionel Chouraqui explique ainsi faire de la maïeutique : « Ma mission consiste beaucoup à faire accoucher les âmes et à aider chacun à trouver le sens qu’il/elle souhaite donner à son parcours. » Caroline Lijko n’a ainsi pas tiré que des idées du programme, mais aussi un regain de motivation : « S’entourer de personnes inspirantes permet de nous challenger pour devenir plus performantes. » Hélène Cascaro abonde dans son sens : « La bienveillance et la stimulation dans l’échange sont des ingrédients majeurs pour progresser. » Avec à la clé, parfois, de nouvelles opportunités. Lise Azria raconte ainsi que son mentor « a eu la possibilité de me faire travailler avec lui et de me faire grandir encore ». Lucien Boyer a présenté à sa mentee « un certain nombre de contacts utiles et de prospects ; tous n’ont pas été fructueux, mais chaque opportunité lui a permis de consolider son modèle ».

Un engagement profond

Quelle que soit la finalité de la collaboration entre les mentors et les mentees, l’accompagnement proposé répond à deux maîtres mots : régularité et convivialité. Tous les participants font ainsi état de rendez-vous mensuels et d’échanges informels par téléphone ou par e-mail. Natacha Hochet-Raab détaille : « Nous nous voyons tous les mois à raison d’une heure à heure et demi. Après avoir défini ensemble les objectifs personnalisés du mentorat, nous convenons d’étapes clés à atteindre. À la fin de chaque session, ma mentee repart avec un objectif précis à atteindre pour la prochaine rencontre. Entre deux rencontres, nous avons par ailleurs des échanges plus informels quand nécessaire par téléphone et/ou par mail. » Caroline Tikhomiroff résume : « J’ai essayé d’être disponible aux moments où ma mentee en avait besoin. »

Cette disponibilité témoigne d’un engagement fort de la part des mentors. De fait, ils sont souvent très impliqués dans la lutte pour l’égalité hommes-femmes, au-delà du seul programme EWA Boost’. Lucien Boyer révèle : « J’ai une mère incroyable, 3 sœurs formidables, une femme exceptionnelle, et mon premier patron a été une femme ultra brillante, Mercédès Erra : j’ai toujours été féministe ! J’ai eu la chance d’être entouré de nombreuses collaboratrices avec d’immenses qualités et je n’ai jamais été déçu quand je leur ai confié des rôles de premier plan. Mon engagement est naturel dans la manière de manager les talents et de transmettre mon expérience quand j’en ai l’occasion. » De son côté, Valérie Accary a en particulier « lancé en France l’initiative Omniwomen, dont l’ambition est de permettre à davantage de femmes de devenir leaders au sein des agences Omnicom (BBDO mais aussi DDB, TBWA, OMG…) ». Elle est en outre « au conseil d’administration de Force Femmes et bénévole, ainsi que marraine d’une jeune femme au sein de la Fondation Un avenir ensemble (Légion d’honneur) ». Quant à Natacha Hochet-Raab : « Je suis plus qu’impliquée puisque j’ai pris il y a 1 an maintenant la présidence du comité Stratégie et Evènements de l’International Woman’s Forum en France. C’est donc un sujet qui m’anime au quotidien ! »

Une approche gagnant(e)-gagnant(e)

Les mentees ne tarissent pas d’éloges sur leur mentor. Aurore Humez-Leray salue « sa disponibilité et son jugement à la fois très construit et allant droit au but », Stéphanie Rozan-Thiard « son attention, sa capacité à comprendre mes problématiques et à me donner de précieux conseils sans ingérence », Lise Azria « son charisme, sa bienveillance, sa patience », Hélène Cascaro « son intérêt sincère pour mes cas de conscience ! ». Car après tout, comme le dit Valérie Accary : « Il n’y a de bon mentorat que s’il y a de bons mentors – inspirants, empathiques, dotés d’intelligences diverses et surtout humaines. »

Et de fait, les résultats sont là. Caroline Lijko s’enthousiasme : « Mon mentor m’a réconciliée avec le monde de l’entreprise. J’avais quitté le salariat, je trouvais que le milieu de l’entreprise manquait d’agilité et d’innovation. Mon mentor m’a montré une autre image grâce à sa vision de dirigeant. Cela a été un vrai déclic. » Natacha Hochet Raab se félicite : « Ma mentee a réussi à obtenir une augmentation qui était clé pour sa reconnaissance au sein de l’entreprise. » Hermance Florent-Vérier se dit tout aussi satisfaite : « La liste de mes questions s’est réduite au fur et à mesure de l’année, preuve que le programme a été efficace ! Je ressortais de chaque entretien avec de nouveaux enseignements - sur l'importance du réseau, l'importance de cultiver son employabilité, la nécessité de se mettre en avant. Et j'en retiens que rien n'est jamais figé, il est toujours possible de se réorienter. »

Les mentors aussi tirent profit de l’expérience. « Je reçois autant que je donne », assure Valérie Accary. Caroline Tikhomiroff souligne « le plaisir de rencontrer des personnalités dynamiques et d’échanger sur des sujets inattendus ». Natacha Hochet-Raab va plus loin : « L’échange est bilatéral. Cette symétrie des attentions est extrêmement enrichissante et fait intégralement partie de mon épanouissement personnel. » Lionel Chouraqui partage son sentiment : « Ce serait une erreur de penser le mentorat comme un dispositif à sens unique. Il s’agit avant tout d’une discussion, qui apprend autant à chacun. » Et de préciser : « Ce n’est pas un programme pour les femmes par les femmes. Je pense que les hommes ont aussi beaucoup à y apporter et à en recevoir. » Lucien Boyer illustre son propos : « J’en apprend sans doute autant voire plus que ma mentee. On parle bel et bien d’un binôme – d’une relation durable, qui se prolonge d’ailleurs au-delà de l’année de mentoring. »

D’ailleurs, de nombreux mentors rempilent pour l’édition 2018. Lucien Boyer s’amuse : « Ce sera la 4ème fois, cela doit vouloir dire que j’y ai pris goût ! » D’autant que « c’est aussi une façon de contribuer à l’ESSEC, à son esprit », selon Hélène Boyer-Runge. Voire même de rendre ce qu’on a reçu : « ayant moi-même été tutoré à l’ESSEC lorsque j’étais étudiant, il me paraît évident de donner à mon tour », avance Lionel Chouraqui. Dont acte : certaines mentees aussi se disent prêtes à renvoyer l’ascenseur en devenant à leur tour mentor. Claire Desbois a déjà commencé à relayer les conseils de son mentor à des amis et collègues. Stéphanie Rozan-Thiard vient de commencer un programme test au sein de son entreprise. Charlotte Grisard est déjà mentor pour une jeune collaboratrice de son cabinet. Et Caroline Lijko assure que si l’occasion se présentait, elle ne raterait cette opportunité pour rien au monde : « Il faut savoir recevoir mais également transmettre ce que l’on a pu apprendre au fil des années. Le monde de l’entreprise est en pleine mutation et le mentoring interne en entreprise est peut-être moins courant du fait d’un plus grand turn over. Il est donc essentiel de faire perdurer ce système au travers de programmes comme EWA Boost’, d’autant plus lorsque ces programmes sont dédiés aux femmes. »

 

Vous êtes diplômée de l’ESSEC et vous souhaitez bénéficier pendant un an de l’accompagnement d’un(e) mentor de haut niveau dans le cadre du programme EWA Boost’ ? Vous avez jusqu’au 2 juillet pour postuler !

 

En savoir plus :

www.ewaboost.wordpress.com

 

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