Menu

Paris 2024 : les alumni en première ligne

None

À l’approche des résultats, Reflets #119 vous ouvre les coulisses de la candidature Paris 2024, où sont impliqués de nombreux alumni. La campagne a en effet été menée de main de maître par son coprésident Tony Estanguet (M07), triple champion olympique de canoë-kayak et membre du CIO, avec le soutien de Jean-Philippe GatienJean-Philippe Gatien (M06), ancien champion du monde de tennis de table et directeur des sports du comité de candidature, ainsi que de nombreux diplômés au sein des équipes porteuses du projet. Parmi eux : Ludivine Roosebeke (E03), directrice des partenariats Paris 2024 ; Noémie Claret (E06), responsable de la marque Paris 2024 ; Augustin Pénicaud (E06), responsable du groupement Havas 2024 ; et Augustin Nechad (E12), responsable du Service des Jeux de Paris 2024. Interview croisée.

ESSEC Alumni : Quel est votre rôle dans le dispositif de Paris 2024 ?

Ludivine Roosebeke : Directrice des partenariats, ma mission est double : constituer un groupe de partenaires de la candidature et engager le monde économique dans ce projet qui va bien au-delà de la seule période des Jeux olympiques et paralympiques. À ce jour, nous avons réussi à mobiliser seize partenaires officiels et quatre fournisseurs officiels.

Noémie Claret : Au sein du comité de candidature, j'ai la responsabilité de la marque Paris 2024 et suis en charge de son développement et de la mise en œuvre de la stratégie déterminée. Il s'agit de définir la plateforme de marque, d'élaborer les grands messages et l'identité visuelle, notamment lors des grandes présentations officielles, et enfin de créer les outils de vente que sont les films de présentation et les brochures. 

Augustin Pénicaud : Au-delà du management des équipes de Havas Sports & Entertainment impliquées, j’ai la responsabilité d’animer Havas 2024, le groupement des différentes agences et expertises du groupe Havas que nous avons rassemblées pour accompagner Paris 2024 depuis janvier 2015. Je leur apporte notamment mon expérience de précédentes candidatures en France et à l’étranger et travaille aussi en parallèle pour certains des partenaires du comité.

Augustin Nechad : Je travaille depuis près de deux ans au sein de la direction technique. Pour schématiser, notre mission est de construire le produit, le concept olympique et paralympique. Je suis en charge des Services et notamment des transports, de l’hébergement et de la sécurité des Jeux.

ESSEC Alumni : Quelle est selon vous la force du dossier Paris 2024 ?

L. Roosebeke : La force de notre dossier, c’est l’équipe expérimentée et déterminée qui l’a construit. Cette équipe a élaboré un projet qui offre des Jeux compacts et des conditions de compétition optimales, mais aussi un dossier fiable économiquement, financièrement viable, parfaitement intégré aux projets du Grand Paris et proposant une vision unique dont le fruit portera bien au-delà des Jeux.

N. Claret : La force du dossier de candidature de Paris 2024 est sans nul doute la présence des athlètes au cœur du projet.

A. Pénicaud : Indéniablement, la cohérence et l’unité avec lesquelles il est porté par toute l’équipe de la candidature qui, en trois ans, a su rassembler et canaliser l’énergie de tous les acteurs qui l’entourent, partenaires et prestataires, publics ou privés, pour concevoir un projet faisant écho tout autant aux attentes du CIO qu’aux envies de chacun. Un projet ouvert, utile et parfaitement de son temps, avec en son cœur cette notion très forte de partage. 

A. Nechad : Il s’agit d’une candidature qui place les athlètes au cœur du projet. Cette approche est fondamentale et se retrouve à tous les niveaux de la candidature, notamment dans sa gouvernance. Nous bénéficions également d’un appui sans faille du monde politique et d’une forte adhésion du public, comme en attestent les sondages d’opinion réalisés tout au long de la candidature. C’est aussi un projet de société, fédérateur et porteur de valeurs. Cette unicité autour du projet facilite notre travail au quotidien et rassure le Comité international olympique (CIO) dans sa réflexion sur l’attribution des Jeux. 
D’un point de vue technique, Paris 2024 se distingue par la compacité de son projet, avec des sites très proches les uns des autres et un réseau de transport exceptionnel. En effet, 85 % des athlètes, tous logés dans le futur village olympique et paralympique en Seine-Saint-Denis seront à moins de 30 minutes de leur site de compétition. Enfin, avec 95 % des sites existants ou temporaires, nous avons porté une attention particulière à construire un projet aussi sobre et responsable que possible. Une condition sine qua non dans le contexte actuel. 

EA : Quelles sont les chances de Paris ?

L. Roosebeke : Une sur deux puisque Los Angeles et Paris sont les deux seules villes encore en course depuis février. La campagne a été entièrement modifiée, mais l’objectif, lui, n’a pas changé : convaincre le CIO et ramener les Jeux à Paris en 2024.

N. Claret : Paris dispose d'abord d'un projet technique extrêmement solide, mais également très compact avec 95 % de sites existants ou temporaires. Le dossier de candidature bénéficie à la fois d'une réelle unité politique et d'un soutien populaire fort, puisque près de 90 % des jeunes soutiennent le projet. Et puis 2024 marquera le centenaire des derniers jeux d'été organisés à Paris.

A. Pénicaud : Il semble que Paris ait toutes ses chances, au moins une sur deux. Los Angeles aussi ! Même si beaucoup de signaux sont au vert, la logique de double attribution 2024 / 2028 est inédite et personne ne peut réellement anticiper le vote des membres du CIO. Notre jugement est naturellement biaisé par notre enthousiasme, et le seul regret que l’on pourrait avoir serait de croire trop tôt en la victoire. Je sais que ce n’est pas l’état d’esprit des équipes aux commandes. Tant mieux !

A. Nechad : Paris a toutes ses chances mais il est important de prendre en compte les réflexions du CIO qui, avec deux candidatures exceptionnelles, souhaite se laisser la possibilité de faire une double attribution. Il n’y aurait ainsi pas de perdant et Paris serait sûre d’avoir les Jeux en 2024 ou 2028. 

 

2017 08 - Paris 2024 2.jpg

 

EA : Quelle différence y a-t-il avec la candidature de Los Angeles ?

L. Roosebeke : Paris 2024 propose un concept unique, celui d’épreuves dans des sites iconiques de la capitale, de la Tour Eiffel au Stade de France. Il permet donc de partager le Paris historique et le nouveau Paris avec les quatre milliards de téléspectateurs et les 500 000 visiteurs attirés par les Jeux. Notre projet mobilise tous les acteurs de la société civile, preuve de sa fiabilité et de son originalité. 

A. Pénicaud : Les règles du CIO et surtout l’esprit même de cette compétition entre deux très beaux projets n’autorisent pas une comparaison directe. Mais si je devais retenir une seule image, c’est celle de Paris transformé en terrain de sport et de célébration les 23 et 24 juin derniers. Quel cadre ! Quelle énergie ! Quelle pertinence !

A. Nechad : Il y a une différence de positionnement stratégique. Nous mettons en avant des valeurs humanistes, d’ouverture et de partage auxquelles les gens sont sensibles. Il existe aussi une différence culturelle, car notre approche est fondamentalement sociale avec des enjeux d’intérêt public, plus que privé. 
Enfin, il y a des différences techniques avec des points forts et des points faibles de part et d’autre. Paris peut notamment mettre en avant son réseau de transport public, qui permettra de desservir tous les sites dans de très bonnes conditions. 

EA : En quoi ce dossier est-il différent de la précédente candidature de Paris ?

L. Roosebeke : Notre candidature a appris des erreurs des candidatures précédentes, et pas seulement de celle de 2005. Nous proposons une vision différente, centrée sur ce que notre projet apportera à la France et au mouvement olympique. Ce projet a été entièrement pensé par les athlètes, Tony Estanguet, notre coprésident et triple champion olympique en tête, ce qui est nouveau. 

A. Nechad : Contrairement à la précédente candidature, les athlètes sont fortement impliqués et jouent un rôle clé dans le projet. Le mouvement sportif détient la majorité des voix dans les organes décisionnaires du comité de candidature. Paris 2024 est dirigé par des Olympiens, notamment Tony Estanguet, multiple champion olympique (canoë slalom), coprésident de la candidature et ancien ESSEC !
Un comité des athlètes, composé de 24 personnes et coprésidé par le judoka Teddy Riner et l'athlète paralympique Marie-Amélie Le Fur, a été mis en place pour participer à la réflexion sur le dossier technique et à la mobilisation populaire. Ceci rend notre projet crédible aux yeux du CIO et du grand public. Il n’y a pas meilleur ambassadeur qu'un athlète pour obtenir l’organisation des Jeux, le plus grand événement sportif au monde.

 

Pour consulter l’intégralité de cet article, cliquer ici.

 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à vous proposer des services ou offres adaptés à vos centres d'intérêts et à réaliser des statistiques de visites. En savoir plus et paramétrer les cookies.

x