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Dossier Start-ups (6) : Crowdfunding : l’important, c’est de participer

None © Peoplecrations / Freepik

Selon Valéry Giard (M99), fondateur de Prexem, le crowdfunding, ou financement participatif, est devenu l’alternative la plus adaptée pour les entrepreneurs à la recherche de solutions rapides et transparentes.

Le principe est apparu à la fin du 19e siècle aux États-Unis lorsque 160 donateurs ont financé le socle de la Statue de la Liberté. Il n’a cependant pris tout son sens qu’à partir des années 2000 avec la création des premières plateformes permettant la mise en relation entre porteurs de projets et financeurs. En 2015, le crowdfunding a permis de collecter 35 milliards de dollars dans le monde, soit deux fois plus que l’année précédente.

Trois formes : le don, la participation et le prêt

Le financement participatif sous forme de dons (reward based) permet à une start-up de présenter son produit et sa stratégie de développement aux internautes. Ces derniers peuvent alors décider de soutenir le projet en versant la somme de leur choix (60 € par personne en moyenne en France), généralement en l’échange d’un « cadeau », pouvant aller du traditionnel digital kiss à la promesse de recevoir un des produits commercialisés par la jeune pousse. Ce dispositif, que des sites comme Kickstarter ou Ulule proposent en France, est parfaitement adapté aux start-ups ayant un prototype finalisé, et leur permet de tester l’intérêt des consommateurs.

Le crowdequity, autrement appelé investissement participatif, aide les start-ups souhaitant effectuer une augmentation de capital à trouver leurs futurs actionnaires, qui seront souvent regroupés sous une holding. Ce modèle a pour objectif de combler un manque dans ce qui est communément appelé l’equity gap, qui concerne des levées de fonds comprises entre 300 000 € (montant maximum collectable auprès de la famille et des amis) et 1 million € (borne basse des investissements des sociétés d’amorçage ou de venture capital). SmartAngels ou encore SoWeFund sont spécialisés dans ce domaine.

Vient enfin le financement participatif sous forme de prêts, ou crowdlending. Les entreprises peuvent emprunter directement auprès de particuliers (majoritairement) et rembourser mensuellement une partie du capital plus les intérêts. En France, cette solution disruptive existe uniquement depuis le 1er octobre 2014, date d’ouverture du monopole bancaire par le gouvernement. En règle générale, la société doit exister depuis quelques années afin d’être éligible. Des plateformes comme Lendix ou Prexem, qui a pour particularité de pouvoir également financer des sociétés ayant seulement 12 mois d’existence, sont positionnées sur ce marché.

 

À propos de l’auteur

Valéry Giard (M99) débute sa carrière comme banquier d’affaires en fusions et acquisitions chez Salomon Smith Barney / Citigroup à New York, Londres et Paris. Il conseille de nombreuses sociétés cotées sur leurs opérations de croissance externe ainsi que des fonds de private equity dans leurs opérations LBO. Il devient ensuite trader actions sur fonds propres à la Société Générale, où il développe des stratégies long/short sur les marchés européens, américains et asiatiques. En 2014, il s’associe à Christophe Puyo (M99) pour fonder Prexem, plateforme de financement participatif sous la forme de prêts pour TPE/PME.

 

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Extraits du dossier paru dans Reflets #115. Pour s’abonner et accéder à l’intégralité des contenus, cliquer ici

 

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