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Fleur Pellerin (E94), DG Korelya Capital : « La vie de ministre est une bonne préparation au capital-risque »

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Dans Reflets #118, Fleur Pellerin (E94) revient sur son départ de la fonction publique pour créer le fonds d’investissement Korelya Capital. Objectif : rapprocher les pépites de la French Tech et le marché asiatique. Une manière de faire la synthèse pour cette Française d’origine coréenne qui a toujours mis le numérique au centre de son parcours professionnel et politique. Après neuf mois d’activité, et déjà plusieurs succès, l’ancienne ministre explique les perspectives qui s’ouvrent à elle et aux start-ups qu’elle accompagne, et les méthodes de management qu’elle a appliquées au fil de sa carrière. 

ESSEC Alumni : La transition numérique a été votre cheval de bataille politique. À cet égard, considérez-vous avoir réussi votre passage au gouvernement ?

Fleur Pellerin : Depuis l’émergence de ce qu’il est convenu de nommer « la nouvelle économie », il y avait une forme de méfiance, voire de défiance entre le politique et l’administration d’un côté, et les créateurs de start-up de l’autre. Je crois que notre action durant ces cinq dernières années a permis de rapprocher les points de vue et même de réconcilier ces univers. Parfois dans la douleur avec le mouvement des pigeons qui m’a permis de mener à bien la réforme des plus-values de cession. Souvent de manière positive et enthousiasmante, notamment avec les Assises de l’entrepreneuriat puis la création du Label French Tech qui a commencé à faire parler de lui à l’international lorsque j’ai emmené une délégation de 150 entreprises françaises au CES de Las Vegas en 2014. Enfin, je crois que ce mouvement global a permis à l’administration de prendre le virage de la digitalisation.

EA : Vous avez notamment porté la French Tech. Quelle réalité ce label recouvre-t-il aujourd’hui, par rapport à il y a quelques années ?

F. Pellerin : La French Tech ne s’est jamais aussi bien portée, comme l’attestent les montants investis dans nos start-ups, en augmentation chaque année. En 2016, la barre des deux milliards d’euros a été franchie. Ce label a permis de rassembler nos entreprises de croissance sous un même étendard, de les fédérer, afin de mieux les faire connaître sur la scène internationale.

 EA : Vous avez quitté la fonction publique pour développer la French Tech via un fonds d’investissement. Parce que vous ne croyez plus à l’intervention (ou à l’efficacité) de l’État dans ce domaine ?

 F. Pellerin : […]

 

Pour consulter l’intégralité de l’interview, cliquer ici.

 

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