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Paul Poupet (étudiant), fondateur de Seed-Up : « Nous avons lancé la première hacker house de France »

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Reflets #124 consacre un dossier entier aux ESSEC qui réinventent le vivre ensemble. Au sommaire, entre autres : un focus sur les hacker houses, colocations d’un nouveau genre accueillant des passionnés de technologie et d’entrepreneuriat qui, non contents de vivre sous le même toit, y travaillent également, et développent des projets ensemble. Paul Poupet (étudiant) a importé le concept en France. Explications.

ESSEC Alumni : Comment fonctionne une hacker house ?

Paul Poupet : Il s’agit d’une maison d’innovation où vivent et travaillent des passionnés de nouvelles technologies désireux de développer des projets. L’idée derrière ce choix de vie en commun est de favoriser la création de start-up grâce à une émulation collective créatrice et à un partage de compétences entre les différents membres de la maison. Inspiré du fonctionnement des fablabs et des hackathons, le concept a vu le jour en 2013 aux États-Unis près de Seattle pour permettre à de jeunes entrepreneurs de se loger à des prix compétitifs.
Toutes les hacker houses ne fonctionnent pas selon le même modèle. Le premier modèle, qui est aussi le plus répandu, s’inspire du modèle américain mis en place par Andy Rebele : les membres sont colocataires d’une maison qui est aussi leur bureau ; tout le monde verse une contribution pour payer le loyer, la nourriture, les charges ; et chacun travaille sur des projets personnels. Le deuxième modèle – qui est celui de Seed-Up – offre à des ingénieurs, développeurs et designers la possibilité de travailler et vivre dans un même espace en étant salariés de la hacker house. La vie dans la maison fait alors partie des avantages de leur contrat. Dans cette configuration, la hacker house est une entreprise qui se finance grâce à des prestations externes de conseil.

EA : Quel est votre business model ?

P. Poupet : Les membres, qui ont le statut ad hoc de salariés-entrepreneurs, divisent leur temps de travail à 50/50 entre des missions pour des clients – qui permettent de financer la structure – et des projets personnels incubés en interne. À terme, les projets personnels ont vocation à devenir des spin-offs. Leurs porteurs en deviennent associés et Seed-Up est intéressé au capital à hauteur de 15 %. Ce système de « subvention » du projet entrepreneurial de nos membres leur permet de conserver le statut et les avantages du salariat et d’éviter les écueils souvent rencontrés par les créateurs de start-up.
Un autre avantage indéniable de cette organisation est que nos membres sont collègues avant de devenir potentiellement associés.

EA : Au quotidien, comment se passe la cohabitation ?

P. Poupet : Comme dans n’importe quelle colocation – avec son lot de « vol de brosse à dents » et de crise pour cause de cuisine mal rangée… Le fait d’habiter avec ses collègues ne pose pas d’enjeu spécifique, la part des choses se fait assez naturellement et la maison est suffisamment grande pour que tout le monde puisse s’isoler.
C’est plutôt pour nos clients que ce mélange des genres peut être déroutant. Le matin par exemple, il n’est pas rare de commencer une réunion dans nos locaux alors que la cuisine est encore pleine de geeks en pyjamas.

EA : Qui postule aux hacker houses ? Ce mode de vie peut-il convenir à tout le monde ?

P. Poupet : […]

 

Extrait du dossier « Coworking, co-living, collectif : un avenir à co-construire » paru dans Reflets #124 et consacré aux ESSEC qui réinventent le vivre ensemble. Pour accéder à l’intégralité des contenus du magazine Reflets ESSEC, cliquer ici.

 

Propos recueillis par Louis Armengaud Wurmser (E11), responsable des contenus ESSEC Alumni

 

En savoir plus :

www.seed-up.io

 

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