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Romain Pilliard (C98), navigateur : « Je cours la Route du Rhum pour promouvoir l’économie circulaire »

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Romain Pilliard (C98) a besoin de vous ! Vous avez jusqu'au 25 juin pour soutenir son projet de courir la Route du Rhum avec un trimaran entretenu selon les principes de l’économie circulaire. Ticket d'entrée pour les partenaires : 50 K €. ESSEC Alumni l'a interviewé pour en savoir plus.

[Et pour les plus intéressés d'entre vous, ne manquez pas l'intervention de Romain Pilliard le 31 mai à l'Open Night d'Ecosys Group, soirée organisée en partenariat avec WeworkClimate-KIC et Cleantech Open France chez WeWork La Fayette à Paris, pour célébrer les un an de l’appel du Président de la République autour de #MakeOurPlanetGreatAgain, en compagnie de nombreux réseaux d’entrepreneurs, et en présence de Jean-Louis Etienne du projet Polar Pod. Inscriptions ici.]

ESSEC Alumni : Dans votre parcours, qu’est-ce qui vous a amené – et préparé – à la Route du Rhum ?

Romain Pilliard : D’une part, j’ai déjà effectué des courses au large en professionnel. D’autre part, après avoir travaillé dans l’événementiel et en marketing dans l’industrie nautique, j’ai créé avec mon épouse la société de marketing sportif spécialisée dans la voile, EOL Sports & Lifestyle. Nous avons notamment imaginé et organisons depuis 10 ans la plus grande course de voile en France, le Tour de Belle-Île, qui réunit chaque année 500 bateaux et près de 3 000 navigateurs professionnels et amateurs. Depuis quelques années, nous avons aussi développé notre activité de conseil à l’étranger, notamment en Nouvelle-Zélande et Chine.

EA : Pourquoi avoir choisi la Route du Rhum pour promouvoir l’économie circulaire ?

R. Pilliard : La Route du Rhum compte parmi les événements sportifs majeurs de 2018 en France. Le nombre de visiteurs sur le village de course et les chiffres des retombées médias des éditions précédentes sont exceptionnels. C’est donc une opportunité de visibilité extraordinaire.
Mais c’est aussi un événement mythique, dont l’histoire s’écrit depuis 40 ans avec des grands noms comme Loïck Peyron, Florence Arthaud, Philippe Poupon ou encore Laurent Bourgnon, et qui a toujours été à l’avant-garde des innovations et évolutions majeures de la course au large.

EA : Et pourquoi avoir décidé de défendre spécifiquement la cause de l’économie circulaire ? 

R. Pilliard : J’ai passé du temps en mer, j’ai beaucoup voyagé, notamment en Chine, et on ne peut qu’être choqué par ce que l’on voit, la pollution, le plastique, l’air irrespirable, l’eau non potable, le changement climatique... On se rend bien compte que nous avons été trop loin. Il faut vite trouver des solutions alternatives à notre économie, à nos modes de consommation. Beaucoup d’initiatives sont en cours, mais le changement doit concerner tout le monde, et tous les domaines.
Dans l’industrie du nautisme nous avons encore du chemin à parcourir, mais rien n’est impossible. Déjà, sur tous les événements que notre agence EOL Sports & Lifestyle organise, nous avons le souci de ne pas laisser de trace sur l’environnement. Cela passe par la gestion des déchets, la réutilisation ou transformation du mobilier et de la signalétique d’une édition sur l’autre, la sensibilisation et la responsabilisation des participants, l’engagement auprès d’une fondation pour la protection de l’environnement…
Promouvoir l’économie circulaire dans le cadre de la Route du Rhum s’inscrit dans la continuité de cet engagement. En reprenant la barre sur une course aussi célèbre avec un voilier comme le trimaran Use It Again !, je montre qu’économie circulaire et performance sont parfaitement compatibles.

 

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EA : Quelle est la particularité du trimaran Use It Again ?

R. Pilliard : Il s’agit d’un trimaran de course de 75 pieds (23 mètres), le dernier bateau d’Ellen Mc Arthur en tant que navigatrice professionnelle, avec lequel elle a battu le record autour du monde en solitaire en 2005.
Il fera partie de la catégorie « Ultime » sur la Route du Rhum, aux côtés des 6 trimarans les plus rapides au monde, ceux de Thomas Coville (Sodebo), Francis Joyon (Idec), François Gabart (Macif), Armel Le Cléach (Banque Populaire), Lionel Lemonchois (Prince de Bretagne) et Sébastien Josse (Banque Edmond de Rotschild).
Je suis très fier de pouvoir donner une seconde vie à ce bateau très fiable. C’est un joli clin d’œil à Ellen Mac Arthur, avec laquelle j’ai navigué il y a quelques années, et qui depuis a elle-même fondé sa société éponyme de promotion de l’économie circulaire.

EA : En quoi ce trimaran constitue-t-il un modèle d’économie circulaire ?

R. Pilliard : Nous avons récupéré ce trimaran l’an dernier et l’avons rénové avec le souci du choix des matériaux, de la transformation ou du recyclage du matériel obsolète. Nous essayons ainsi de réutiliser un maximum de pièces déjà existantes, de faire preuve d’imagination au lieu de changer pour du matériel neuf. Exemple : avec une grande voilerie internationale partenaire du projet, nous réfléchissons en ce moment aux différentes solutions pour réutiliser des voiles existantes et les adapter à notre trimaran. Nous allons également produire des pièces en impression 3D avec du fil recyclé.
Il s’agit ici de montrer ce qu’on peut accomplir dans le cadre d’un tel projet, au plus haut niveau de la course au large, pour donner des idées aux différents acteurs de l’industrie nautique, depuis le constructeur de bateau jusqu’au plaisancier.

EA : Comment la communauté ESSEC peut-elle soutenir votre projet ?

R. Pilliard : De premiers partenaires ont permis de lancer le projet, le trimaran est prêt à naviguer, mon équipe logistique et communication ainsi que mon équipe technique et sportive réunissent les meilleurs dans leurs domaines. Un groupe de médias international très puissant, que j’annoncerai prochainement, vient aussi de se joindre au projet.
En revanche, je cherche encore le sponsor-titre, celui qui donnera son nom au bateau et au skipper, et dont mon trimaran portera les couleurs sur la ligne de départ de la Route du Rhum. Il aura la possibilité d’inviter ses clients à naviguer sur le trimaran et à vivre le départ, et bénéficiera de très fortes retombées médiatiques ainsi que d’une communication spécifique pour une activité B to B ou B to C toute l’année. Nous lui proposerons en outre un programme de communication internationale autour de l’économie circulaire, à travers des records océaniques et des opérations de relations publiques.
Il y a peut être au sein de la communauté ESSEC un décideur intéressé pour engager son entreprise dans le projet en tant que sponsor-titre, ou des journalistes et des directeurs de communication qui pourraient m’aider à faire les choses en grand.
Plus largement, j’invite tout diplômé sensible à mon initiative à prendre contact avec moi et à suivre le projet sur le groupe LinkedIn Use It Again ! Route du Rhum 2018. J’aimerais vraiment partager ce projet avec l’ensemble des ESSEC. Cela n’arrive pas souvent qu’un alumnus fasse la Route du Rhum ! C’est l’occasion de fédérer les diplômés et les étudiants autour d’une aventure humaine et sportive exceptionnelle avec un message fort et important à faire passer auprès des nouvelles générations.

EA : Quelles sont les prochaines étapes de cette aventure ?

R. Pilliard : D’abord, trouver le partenaire principal qui va me permettre de sécuriser ma participation ; c’est maintenant que ça se passe.
Ensuite, mise à l’eau du bateau en avril, entraînement pendant 6 mois sous la houlette d’un skipper connu, relations publiques et communication de mai à octobre… Et départ le 4 novembre à 14 h !

EA : Quelles sont les prochaines étapes de cette aventure ?

R. Pilliard : D’abord, trouver le partenaire principal qui va me permettre de sécuriser ma participation ; c’est maintenant que ça se passe. Je viens en outre de mettre en place un partenariat « Amorçage » à 59 K € pour pouvoir mettre le bateau à l’eau et proposer des sorties RP à ses partenaires d'août à octobre.
Ensuite, entraînement pendant 6 mois sous la houlette d’un skipper connu, relations publiques et communication… Et départ le 4 novembre à 14 h !

Propos recueillis par Louis Armengaud Wurmser (E11)

 

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