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Mardis de l’ESSEC : Benoît Puga, général d'armée

None © Noir sur Blanc

En clôture de la saison 2016-2017, les Mardis de l’ESSEC ont reçu le général d’armée Benoît Puga, qui a été au cœur des opérations militaires menées par la France ces dernières années.

Ancien élève de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, avec laquelle l’ESSEC propose aujourd’hui un double-diplôme, le Général Puga a été chef de l’État-major particulier des présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande, avant de devenir grand chancelier de la Légion d’honneur. Son expérience, à la fois sur le terrain à la tête du 2ème régiment étranger de parachutistes de la Légion étrangère ou au sein de l’État-major, sa grande culture militaire et historique, son sens de l’engagement et son franc-parler lui ont permis de jouer un rôle important dans de nombreux conflits récents.

Retour sur la Libye

Le Général Puga a souligné que le but de l’opération Harmattan n’était pas d’éliminer Kadhafi mais de protéger le peuple libyen, et notamment l’opposition, contre laquelle le régime en place usait d’artillerie lourde et d’aviation. Il a en outre affirmé que les difficultés étaient apparues lorsque la décision avait été prise de retirer les troupes françaises de Libye, comme l’avaient fait tous les membres de la coalition, alors que l’opposition libyenne n’était pas en mesure de restaurer l’État de droit en Libye, qui selon lui « n’a jamais été un vrai pays ». Cette faiblesse institutionnelle et l’éclatement du territoire libyen sont à ses yeux les causes de la situation actuelle.

« Qui peut dire qu’il n’y aura plus de guerre ? »

Le  Général Puga a rappelé l’importance des enjeux de défense pour la France – tout en précisant qu’il ne constatait pas d’absence de vision à long terme sur ce plan au niveau étatique, contrairement à ce qui se dit parfois. Le Général Puga a même salué la grande continuité entre les politiques de défense adoptées par les différentes forces au pouvoir tout au long de la Vème République, prenant l’exemple du Président Mitterrand qui avait non seulement poursuivi mais également approfondi et renforcé le cadre militaire mis en place par le Général de Gaulle. Le Général Puga a assuré que ce souci existait encore aujourd’hui, et qu’on le retrouvait notamment dans l’équilibre trouvé par la France entre les positions américaine et russe en matière de défense.

Un Légionnaire exemplaire

Le Général Puga a également réaffirmé son attachement à la Légion étrangère, expliquant qu’il avait lui-même choisi ce corps emblématique fondé en 1831 pour deux raisons. D’une part, il considère que s’y trouvent les meilleurs soldats, avec un niveau physique et des aptitudes militaires hors du commun. D’autre part, il admire le fait que le règlement de la Légion permette d’incorporer un étranger sous une identité d’emprunt. C’est pour lui un magnifique exemple de l’esprit français – qui mérite autant d’être défendu que notre territoire national et nos intérêts internationaux. 

 

Propos recueillis par Louis Auvigne (étudiant)

 

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